Articles avec le tag ‘esus’

La Maison des Services à la Personne est une nouvelle fois pionnière dans son domaine. En effet, la MDSAP, depuis le 1er avril 2019, est la première et la seule coopérative nationale de services à la personne agréée Entreprise Solidaire d’utilité sociale.

L’agrément « Entreprise solidaire d’utilité sociale » dit « agrément ESUS » s’inscrit dans le cadre de la loi relative à l’Economie sociale et solidaire de 2014 ayant pour objectif de créer un écosystème favorable au développement des entreprises solidaires. Il se substitue à l’ancienne appellation « entreprise solidaire » dont la MDSAP était déjà agréée en 2013.

 

Depuis la loi de 2014, les entreprises de l’ESS incluent indistinctement des associations, coopératives, mutuelles, fondations ou sociétés commerciales répondant aux principes suivants :

  • La poursuite d’un but d’utilité sociale ou d’intérêt général ;
  • Une gouvernance démocratique, associant les parties prenantes de l’entreprise ;
  • Le réinvestissement de la majorité des bénéfices dans le fonctionnement de l’entreprise pour assurer son maintien et son développement.

Etre « d’utilité sociale », c’est :

  • Agir en faveur des personnes les plus fragiles
  • Agir en faveur de la cohésion sociale
  • Agir en faveur d’un changement sociétal

Extrait de Les Echos – Entrepreneurs en date du 4 juillet 2017- Article d’Yves Vilagines

A l’occasion de la journée internationale des coopératives, le point de vue d’Amélie Rafael, entrepreneuse et militante du secteur coopératif, vice-présidente de la Confédération générale des Scop.

Avec un peu moins de 25.000 entreprises, le secteur coopératif affiche des créations nettes depuis une dizaine d’années, preuve de la modernité de cette forme de société, tous secteurs confondus : agricole, bancaire, mutualiste, industriel… Entretien avec la vice-présidente de la Confédération générale des Scop, Amélie Rafael.

Quelle est la pertinence d’une création ou d’une reprise en coopérative ?

Beaucoup de projets de coopérative sont des créations. Les équipes portent des projets d’entreprise un peu différents en termes d’organisation et de management. On voit aussi quelques reprises d’entreprises en difficulté, mais plus le projet est gros, plus c’est compliqué. Ma première expérience était une reprise d’entreprise en difficulté dans laquelle j’ai été salariée puis dirigeante. C’était une entreprise de recherche en biotechnologie qui n’a pas réussi à atteindre son point mort. Nous l’avons cédée pour des raisons économiques. Aujourd’hui, je travaille toujours dans une Scop, Syndex, comme experte pour les comités d’entreprise dans le secteur pharmaceutique.

La loi Hamon qui oblige à l’information des salariés en cas de cession a-t-elle des effets ?

La demande se développe, mais difficile de dire s’il ne s’agit pas également de l’air du temps et du travail de terrain des unions régionales. La loi Hamon a permis surtout de développer des outils pour la reprise en scop d’entreprises en bonne santé, grâce aux scop d’amorçage et d’un MBO avec un tiers financeur pendant sept ans. La transmission d’entreprises saines représente aujourd’hui 20 % environ des nouvelles Scop.

L’agrément entreprise solidaire d’utilité sociale (Esus) a-t-il éloigné les créateurs ?

Ce n’est pas la même chose. Au-delà des projets sociaux et solidaires, nous défendons aussi un mode de gouvernance, l’association durable des salariés, le management participatif et un autre regard sur la rémunération du capital. Les scop portent cette différence. Et elles ont quelque chose d’éminemment moderne. On rencontre plus de jeunes qui sont séduits par cette modernité. D’ailleurs, on a des projets de coopérative dans le numérique, par exemple.

Le statut n’est-il pas une faiblesse pour des start-up qui doivent aller vite et lever de l’argent ?

Plus l’intensité capitalistique est importante, plus elle est rapide et pas immédiatement rentable, plus c’est compliqué… mais pas impossible ! Des expérimentations sont en cours avec un accélérateur de start-up en Rhône-Alpes et un fonds d’investissement national, Coopventure.

Quelles sont selon vous les clefs du succès d’une coopérative ?

Il faut une cohérence entre le projet et l’équipe. C’est un ensemble. Mes expériences en coopérative ont été extrêmement intéressantes d’un point de vue humain. Dans une coopérative, on est en capacité de participer aux décisions, on comprend pourquoi on fait les choses. Pour l’entreprise, c’est une force. Cela permet de prendre beaucoup plus vite certaines décisions compliquées, par exemple lorsqu’il faut redéployer des effectifs ou faire attention économiquement. D’ailleurs, on devrait passer du temps à expliquer la stratégie dans toutes les entreprises. Un dirigeant peut certes prendre une décision rapide seul, mais si l’ensemble de son entreprise n’assume pas, ce n’est pas bon.

Entreprendre en coopératif signifie-t-il obligatoirement faible rémunération ?
En coopérative, on ne rémunère pas le capital. Alors, si votre Scop fonctionne bien, vous gagnez sans doute plus, en salaire et en participation, que dans une entreprise classique. Dès qu’on estime que la scop est assez solide en fonds propres, en général, les salariés s’y retrouvent. L’échelle des salaires est plus courte en coopé­rative. Aussi, les salariés moins qualifiés sont souvent au-dessus de la norme.

En savoir plus sur https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/aides-reseaux/beaucoup-de-jeunes-sont-seduits-par-la-modernite-des-cooperatives-311454.php?I6FrIdmp9JeokhWe.99

 


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Le blog « Services à la personne » est une plateforme militante qui nous concernes nous ; professionnels du service à la personne. Dans ce secteur très réglementé il entend se méfier des effets d’annonces et militer pour la cause des professionnels. Son but est de créer une véritable synergie entre nos différents métiers pour la défense de nos valeurs et la juste reconnaissance de nos professions.
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