Archive pour septembre 2020

L’augmentation de burn-out, bore-out ou encore de brown-out, témoigne de la nécessité de remettre l’humain au cœur de ses préoccupations professionnelles. Dans la société actuelle, la quête du sens au travail devient un enjeu essentiel pour agir sur la motivation des collaborateurs et les performances économiques. La reconversion professionnelle est une opportunité pour avancer.

Cette approche serait propre aux jeunes générations qui ont le besoin de percevoir l’utilité de leur travail. Cependant, d’après une étude récente de l’APEC, l’ensemble des cadres accorderaient davantage d’attention à cette question : 51 % des cadres jugent “très important” d’exercer un métier qui a du sens. Pour eux, il est indispensable de se sentir utile en entreprise (à 52%) et de continuer à se former sur de nouveaux sujets (à 56%).

Source : Apec, Salariat et autres formes d’emploi, mars 2019

Une notion à trois dimensions

Cette notion comprend trois dimensions :

  • La dimension émotionnelle : l’individu est sensible aux ressentis qu’il perçoit dans son travail. Ils peuvent être positifs et négatifs, et vont influencer l’état émotionnel du collaborateur. Ce point rejoint le principe d’intelligence émotionnelle dans la vie professionnelle et peut déterminer la relation entre l’individu et son emploi.
  • Puis, la dimension cognitive revient à évoquer la satisfaction procurée par les missions exercées, les compétences qui y sont liées ainsi que l’impact des actions menées.
  • Enfin, la dimension aspirationnelle : ici, nous retrouvons le sentiment d’utilité en contribuant et en partageant les projets et la culture de l’entreprise. Le collaborateur s’engage pleinement pour son entreprise et son activité.

Entre autres, il s’agit de savoir répondre à la question du « pourquoi on le fait ? » et d’en comprendre la finalité sur le long terme. Lorsque ces conditions ne sont pas réunies, l’individu remet en cause la question l’intérêt de son activité.

Ainsi, de nombreux salariés souhaitent redonner du sens à ce qu’ils font. Et pour bon nombre d’entre eux, cela passe par une reconversion professionnelle dans le social (93% des actifs envisagent une reconversion professionnelle).

Attention : ne pas confondre sens avec bonheur et bien-être au travail.

Source : enquête menée en 2019 par le site Nouvelleviepro

reconversion social sens

La reconversion dans le social, oui mais comment ?

Vous avez décidé de vous reconvertir et c’est certainement la meilleure solution pour vous. Alors si l’idée de tenter de nouvelles aventures et de redonner de l’intérêt à votre vie professionnelle vous fait sourire et vous motive, il faut foncer.

Cette reconversion entraîne une multitude d’interrogations, et pour vous accompagner, voici quelques étapes à suivre :

  • Se poser les bonnes questions : il est nécessaire de comprendre l’origine de cette envie de changement pour interagir au mieux. Il convient de prendre totalement conscience de son malaise, d’en comprendre les causes et s’assurer qu’on ne peut pas l’améliorer.
  • Réaliser un bilan de compétences : il existe plusieurs formes d’accompagnement pour effectuer son bilan de compétences. Il s’agit d’un test permettant de faire un point sur les expériences passées et sur les motivations futures. Ce bilan met en évidence l’évolution que vous souhaitez donner à votre carrière mais aussi de prendre du recul et de définir les prochaines étapes.
  • Trouver votre nouvelle voix : les deux étapes précédentes font ressortir des pistes sur les différentes professions correspondant à vos nouvelles attentes. Sur ce point, il sera essentiel de s’informer sur les métiers pour prendre le bon chemin. Vous pouvez vous renseigner sur les secteurs d’activité, les métiers, les entreprises qui embauchent ou encore les zones géographiques visées. Le tout est d’être confronté à la réalité d’un métier pour être sûr de s’y engager en toute sérénité.
  • Se former : vous vous rendez compte que vos compétences actuelles ne vous permettent pas d’atteindre vos objectifs. Dans ce cas, vous devrez passer par la case formation. À vous de déterminer le type de formation que vous souhaitez, la durée, la certification apportée par la formation etc…L’objectif sera de trouver la formation la plus adaptée à vos envies.
  • Se lancer : Après toutes ces étapes, vous avez toutes les cartes en main pour vous lancer. Votre avenir professionnel vous attend et vous n’aurez plus qu’à trouver le job de vos rêves. Vous pouvez mettre à jour votre CV, repenser votre lettre de motivation et postuler.

Les recruteurs apprécient les reconversions professionnelles, alors ne tentez pas de la cacher. Faites-en une force et un atout pour vous différencier. En effet, misez sur votre vision, votre expérience et vos compétentes qui seront un vrai plus. Ainsi, vous prouverez votre motivation auprès des employeurs.

Ce mardi 15 septembre, Brice ALZON, Président de la MDSAP est élu à l’Assemblée Générale du Groupement des Professions de Services (GPS) au Medef comme membre du COMEX (Comité Exécutif).

Le GPS (Groupement des Professions de Services) est la seule organisation professionnelle qui réunit, défend et incarne les sociétés de service auprès des pouvoirs publics depuis dix ans. Ce groupement permet de préserver l’avance conquise en France dans l’univers du service et d’en faire une priorité nationale à l’origine de la richesse et de l’emploi en France.

Quant à lui, le COMEX est un raccourci pour évoquer le comité exécutif ou le comité de direction. Les principaux dirigeants de l’entreprise se réunissent pour présenter et valider les stratégies commerciales et marketing. Mais aussi, prendre des décisions concernant les actions marketing pouvant impacter le domaine financier et organisationnel.

Depuis le confinement, la société et les instances politiques ont pris conscience de l’importance des métiers liés aux SAP. Que ce soit pour entretenir le lien social mais aussi pour limiter les conséquences négatives auprès des populations. Brice Alzon ambitionne de continuer à agir pour donner à ces professionnels toute la légitimité et la reconnaissance qu’ils méritent.

COMEX medef fesp coviva mdsap

Ce nouveau mandat du Président de la coopérative pionnière en service à la personne, est une avancée notoire pour la FESP (Fédération du Service aux Particuliers). En effet, le rôle de Brice est de prendre part aux décisions pour défendre au mieux les intérêts et les nouveaux besoins du secteur des services à la personne. Il souhaite véritablement contribuer à améliorer l’avenir de la profession.

De plus, l’élection apporte de nouvelles perspectives pour la MDSAP et Coviva. En effet, le GPS est la branche du Medef dédiée aux entreprises de service qui représentent aujourd’hui une grande majorité des entreprises françaises. Ainsi, cette double opportunité marque un tournant majeur à la fois pour assurer la pérennité du secteur mais également de tout le réseau Coviva.

Nous souhaitons toutes nos félicitations à Brice Alzon et nous comptons sur sa position pour faire avancer notre secteur d’activité.

Vous souhaitez lancer votre activité ou reprendre une entreprise ? Vous avez besoin d’être soutenu dans la préparation de votre projet ? Le Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE) vous apporte un accompagnement personnalisé et adapté à vos attentes.

Le CAPE, c’est quoi ?

Le CAPE est un contrat par lequel une personne morale (entreprise ou association) fournit à une personne physique un programme de préparation à la création ou à la reprise d’entreprise. Cette structure s’engage à apporter au porteur de projet une aide spécifique sur la gestion de l’activité ainsi que des moyens techniques, financiers et/ou matériels.

Qui peut bénéficier du CAPE ?

  • Les porteurs de projet de création ou de reprise d’entreprise : salarié fonctionnaire (hors salarié à temps plein), travailleur indépendant, demandeur d’emploi…
  • Les dirigeants associés uniques d’une EURL ou d’une SASU

Comment se présente le CAPE ?

> Le CAPE n’est pas considéré comme un contrat de travail.

Il se présente sous forme de contrat écrit, d’une durée de 12 mois maximum et renouvelable sur 2 ans. La situation de l’activité détermine l’arrêt de ce contrat (démarrage de l’entreprise ou abandon du projet).

Durant toute la durée du contrat, le créateur ou repreneur d’entreprise bénéficie d’une protection sociale et d’un accès obligatoire à la couverture liée aux accidents de travail. En effet, la personne morale contractante doit verser des cotisations sociales au régime de la sécurité sociale. Le contrat permet de maintenir les allocations chômage et peut ouvrir de nouveaux droits à l’assurance chômage en cas de rémunération pendant l’exécution du contrat. Toutefois, le porteur de projet conserve le même statut social qu’au moment de la signature de CAPE. Également, il ne peut pas bénéficier de congés payés et de formation professionnelle continue.

>> Le CAPE propose une étude de la faisabilité du projet et toutes les conditions nécessaires à sa mise en œuvre. Également, le contrat permet la réalisation des actes préparatoires à la création ou à la reprise d’entreprise. Et, il propose un appui au développement de l’activité.

Le contrat précise les modalités du CAPE :

  • Le programme de préparation à la création ou à la reprise et à la gestion d’une entreprise.
  • Les engagements respectifs des parties prenantes, en distinguant les spécificités prévues jusqu’au début de l’activité et celles applicables après le début de celle-ci.
  • La nature, le montant et les conditions d’utilisation des moyens mis à la disposition du créateur ou repreneur par l’entreprise accompagnatrice ainsi que leurs évolutions éventuelles.
  • Les conditions de calcul ou le montant forfaitaire d’une rétribution éventuellement demandée par la structure accompagnatrice et les possible évolutions.
  • La nature, le montant maximal et les conditions des engagements pris par le bénéficiaire à l’égard des tiers durant l’exécution du contrat ainsi que la partie qui en assume la charge financière de manière définitive
  • Avant le début de l’activité, les modalités de rémunération, de calcul et de versement au porteur de projet.
  • Après le début de l’activité, les conditions et la périodicité selon lesquelles la structure aidante est informée des données comptables du bénéficiaire.
  • Après le début de l’activité, les conditions dans lesquelles le porteur de projet s’acquitte auprès de l’entreprise accompagnatrice du règlement des sommes correspondant au montant des cotisations et contributions sociales versées par celle-ci pour son compte.
  • Et enfin, les modalités de rupture anticipée du contrat.

L’entreprise ou l’association doit informer l’Urssaf (La CGSS dans les DOM) et Pôle emploi du terme prévu par le contrat, du renouvellement ou de la rupture anticipée de celui-ci. Également, il précise la conclusion du contrat.

Les conditions et obligations du CAPE

  • Avant le lancement de l’activité économique, il convient d’accomplir certaines formalités d’inscription auprès des registres suivants : registre du commerce et des sociétés, répertoire des métiers, registre spécial des agents commerciaux et autre registre de publicité légale. L’entreprise doit être immatriculée auprès du CFE compétent.

>> A savoir : le porteur de projet doit indiquer sur l’ensemble de ses papiers d’affaires (factures, notes de commande, documents publicitaires et toutes correspondances) qu’il bénéficie d’un CAPE. Ainsi, il mentionne les éléments suivants : dénomination sociale, lieu du siège social, numéro d’identification de l’entreprise accompagnatrice et terme du contrat.

  • Après l’immatriculation, les parties contractantes ont la pleine responsabilité des engagements pris conformément aux dispositions du contrat. Enfin, ils doivent se réaliser solidairement, jusqu’à son terme.

Sources :
Articles L127-1 et suivants du code de commerce
Articles L5142-1 à L5142-3  et R5142-1 et suivants du code du travail
Circulaire UNEDIC n°2007-06 du 16 avril 2007

La justice qualifie une agression physique comme étant la conséquence de coups et blessures volontaires. Dans le cadre du travail, une agression est un accident de travail et doit faire l’objet de peines et sanctions civiles. Une procédure peut être mise en œuvre par le salarié et son employeur en cas de besoin.

Les étapes à suivre

  • Le salarié doit déclarer l’accident du travail

L’agression peut provoquer des atteintes physiques et/ou psychologiques nécessitant des soins médicaux. Il convient donc de déclarer son accident de travail conformément à la législation des accidents du travail auprès de la CPAM.

De manière générale, l’indemnisation ne couvre pas les préjudices non économiques, moraux, ou à caractère personnel.

Selon l’article R441-1 du code de la sécurité sociale, les formalités de déclaration d’accident du travail doivent être effectuées par l’employeur (article L441-2 et article L441-4). De plus, l’article L454-1 précise que la victime d’un accident de travail causé par un tiers peut demander l’entière réparation du préjudice subi.

  • Le salarié peut porter plainte

En cas d’agression dans le cadre de ses fonctions, le salarié peut déposer une plainte au commissariat de police qui ouvrira une enquête. Celle-ci permettra au salarié de s’exprimer sur l’accident et de faire appel aux éventuels témoins et/ou auteurs de l’agression.

Le dossier sera ensuite transmis au Procureur de la République, décisionnaire de la suite des poursuites judiciaires.

agression salarie travail
  • Avis à victime

Un avis à victime pourra être déposé au préposé victime de l’accident si le Procureur décide de poursuivre l’auteur de cette agression. L’employeur et le préposé doivent se constituer partie civile pour permettre la reconnaissance du statut de victime. Ainsi, le salarié pourra demander des dommages et intérêts pour le préjudice subi.

  • La constitution de partie civile

L’employeur peut mandater un avocat pour assurer la défense de ses intérêts et de ceux de son salarié. Cet avocat sera également à l’origine de la constitution de la partie civile.

L’employeur doit prévenir l’assureur responsabilité civile dans un délais de 5 jours suivant l’agression subie par son salarié. Cet assureur peut également mandater un avocat en cas de besoin et prendre en charge les frais de défense dans la limite du plafond fixé dans le contrat.

Toutefois, l’assureur ne prend pas en compte les dommages et intérêts au titre du contrat responsabilité civile.

À l’inverse, l’avocat mandaté a pour mission d’entamer l’ensemble des démarches nécessaires pour assurer l’indemnisation du salarié par la partie inverse. Il établit une convention d’honoraire, conformément à l’ordonnance MACRON. Et, il rédige des notes détaillées en fonction de ses diligences (rédaction, plaidoirie…). Pour la prise de décision, les parties pourront faire intervenir un huissier de justice, dont les frais seront pris en charge par l’assureur.

Cas particulier : Morsure par un chien

Le salarié, mordu par un chien, est également considéré comme une victime et peut porter plainte pour blessures involontaires. La même procédure s’applique (plainte, enquête, avis à victime, constitution de partie civile).

Même si le salarié ne porte pas plainte, il peut obtenir une indemnisation de la part du propriétaire du chien pour les frais non pris en charge par la sécurité sociale. Ils englobent également d’autres préjudices, notamment moraux ou esthétiques.

Selon l’article 1243 du code civil « Le propriétaire d’un animal, ou celui qui s’en sert, pendant qu’il est à son usage, est responsable du dommage que l’animal a causé, soit que l’animal fût sous sa garde, soit qu’il fût égaré ou échappé ». Ainsi, l’assureur pourra exercer le recours sur le fondement de cette loi.


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Le blog « Services à la personne » est une plateforme militante qui nous concernes nous ; professionnels du service à la personne. Dans ce secteur très réglementé il entend se méfier des effets d’annonces et militer pour la cause des professionnels. Son but est de créer une véritable synergie entre nos différents métiers pour la défense de nos valeurs et la juste reconnaissance de nos professions.
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