Un allié inattendu contre le moustique tigre : le poisson guppy
Posté le 25 août 2025 par Mila - Article mis à jour le 25 août 2025 à 18 h 55 min
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Posté le 25 août 2025 par Mila - Article mis à jour le 25 août 2025 à 18 h 55 min
Chaque été, la même menace réapparaît : le moustique tigre. Implanté désormais dans la majorité des départements français, il est bien plus qu’un simple désagrément. Ses piqûres douloureuses perturbent la vie quotidienne, mais surtout, il peut être vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya ou le Zika.
Face à ce défi de santé publique, les solutions se multiplient : campagnes de sensibilisation, élimination des eaux stagnantes, traitements ciblés… Mais une initiative locale attire l’attention : l’utilisation d’un petit poisson, le guppy, capable de dévorer les larves de moustiques.
Originaire d’Amérique centrale et du sud, le guppy (Poecilia reticulata) est un poisson très répandu en aquariophilie. Sa particularité ? Il raffole des larves de moustiques. Déposé dans un réservoir d’eau stagnante (citerne, baril, bassin clos), il réduit fortement la prolifération des moustiques à la source.
Des expériences menées dans différents pays ont déjà montré son efficacité. Dans certaines zones tropicales, il a été introduit pour limiter la transmission de la dengue.
Si l’idée paraît séduisante, elle n’est pas sans risques. Le guppy est une espèce dite « exotique », qui peut devenir invasive et perturber les écosystèmes si elle est relâchée dans la nature. Les autorités rappellent donc qu’il ne doit être utilisé que dans des milieux clos, sans contact avec les cours d’eau ou les mares naturelles.
L’Office français de la biodiversité (OFB) insiste sur ce point : une bonne intention écologique peut vite se transformer en déséquilibre pour la faune locale.
Même si le guppy peut être une solution ponctuelle, la première barrière reste la prévention :
Dans le cadre des métiers des services à la personne, cette vigilance peut être intégrée aux pratiques quotidiennes. Les intervenants qui accompagnent les familles, les seniors ou l’entretien de jardins peuvent jouer un rôle actif :
Ainsi, au-delà des innovations ponctuelles comme l’usage du guppy, c’est bien l’ensemble de la société qui peut agir, à travers de petits gestes du quotidien.
Conseils pratiques pour les jardiniers
Les jardiniers sont en première ligne face au moustique tigre, car les jardins regorgent souvent de petites réserves d’eau. Pour limiter les risques :
✅ Conclusion : Le guppy peut être un allié original et efficace contre le moustique tigre, mais son usage doit rester encadré. La meilleure arme reste encore la prévention et la vigilance collective.