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Un allié inattendu contre le moustique tigre : le poisson guppy

Chaque été, la même menace réapparaît : le moustique tigre. Implanté désormais dans la majorité des départements français, il est bien plus qu’un simple désagrément. Ses piqûres douloureuses perturbent la vie quotidienne, mais surtout, il peut être vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya ou le Zika.

Face à ce défi de santé publique, les solutions se multiplient : campagnes de sensibilisation, élimination des eaux stagnantes, traitements ciblés… Mais une initiative locale attire l’attention : l’utilisation d’un petit poisson, le guppy, capable de dévorer les larves de moustiques.

Le guppy, un prédateur naturel

Originaire d’Amérique centrale et du sud, le guppy (Poecilia reticulata) est un poisson très répandu en aquariophilie. Sa particularité ? Il raffole des larves de moustiques. Déposé dans un réservoir d’eau stagnante (citerne, baril, bassin clos), il réduit fortement la prolifération des moustiques à la source.

Des expériences menées dans différents pays ont déjà montré son efficacité. Dans certaines zones tropicales, il a été introduit pour limiter la transmission de la dengue.

Une solution efficace mais à manier avec précaution

Si l’idée paraît séduisante, elle n’est pas sans risques. Le guppy est une espèce dite « exotique », qui peut devenir invasive et perturber les écosystèmes si elle est relâchée dans la nature. Les autorités rappellent donc qu’il ne doit être utilisé que dans des milieux clos, sans contact avec les cours d’eau ou les mares naturelles.

L’Office français de la biodiversité (OFB) insiste sur ce point : une bonne intention écologique peut vite se transformer en déséquilibre pour la faune locale.

Quelles alternatives écologiques au quotidien ?

Même si le guppy peut être une solution ponctuelle, la première barrière reste la prévention :

  • Éliminer l’eau stagnante : vider régulièrement les soucoupes de pots de fleurs, seaux, récupérateurs ouverts…
  • Entretenir les jardins : tailler les haies, éviter les dépôts d’objets qui retiennent l’eau.
  • Favoriser les prédateurs naturels : libellules, chauves-souris, oiseaux insectivores.
  • Sensibiliser son entourage : la lutte contre le moustique tigre est collective.

Le rôle des services à la personne

Dans le cadre des métiers des services à la personne, cette vigilance peut être intégrée aux pratiques quotidiennes. Les intervenants qui accompagnent les familles, les seniors ou l’entretien de jardins peuvent jouer un rôle actif :

  • Signaler la présence d’eaux stagnantes,
  • Conseiller sur les bonnes pratiques,
  • Mettre en œuvre des gestes simples pour réduire les risques.

Ainsi, au-delà des innovations ponctuelles comme l’usage du guppy, c’est bien l’ensemble de la société qui peut agir, à travers de petits gestes du quotidien.

Conseils pratiques pour les jardiniers
Les jardiniers sont en première ligne face au moustique tigre, car les jardins regorgent souvent de petites réserves d’eau. Pour limiter les risques :

  • Videz régulièrement les soucoupes, arrosoirs ou récupérateurs non couverts.
  • Entretenez les bassins en évitant l’eau stagnante.
  • Privilégiez les plantes qui repoussent les moustiques comme la citronnelle, le basilic ou la lavande.
  • Surveillez vos points d’eau de jardin, où des solutions comme le guppy peuvent être envisagées, mais toujours en milieu clos.

Conclusion : Le guppy peut être un allié original et efficace contre le moustique tigre, mais son usage doit rester encadré. La meilleure arme reste encore la prévention et la vigilance collective.