Intelligence artificielle : les services à la personne parmi les secteurs les plus dynamiques
Posté le 20 juillet 2026 par Brice ALZON - Article mis à jour le 20 juillet 2026 à 16 h 38 min
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Posté le 20 juillet 2026 par Brice ALZON - Article mis à jour le 20 juillet 2026 à 16 h 38 min
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Savez-vous quel est l’un des secteurs les plus actifs dans sa transformation par l’intelligence artificielle ?
La finance ? Les start-up ? Les entreprises du numérique ?
Les services à la personne figurent, eux aussi, parmi les secteurs français les plus engagés dans cette transformation.
Selon le Baromètre France Num 2025, publié par la Direction générale des Entreprises, 29 % des entreprises de services à la personne utilisent désormais des solutions d’intelligence artificielle.
Cette proportion a été multipliée par 3,2 en seulement un an.
Un chiffre qui bouscule l’image parfois encore associée à notre secteur. Les services à la personne ne sont ni immobiles ni « poussiéreux ». Ils démontrent au contraire leur capacité à adopter rapidement de nouveaux outils lorsqu’ils apportent une réponse concrète aux besoins des professionnels.
Le Baromètre France Num mesure chaque année la transformation numérique des TPE et PME françaises. Pour son édition 2025, plus de 11 000 entreprises ont été interrogées.
Tous secteurs confondus, 26 % des TPE et PME déclarent utiliser au moins une solution d’intelligence artificielle, soit deux fois plus qu’un an auparavant.
Le numérique arrive naturellement en tête, avec 51 % d’entreprises utilisatrices, suivi des services spécialisés et techniques, à 41 %. Mais les services à la personne atteignent désormais 29 %, avec l’une des progressions les plus rapides observées par le baromètre.
Cette évolution est particulièrement significative pour un secteur composé principalement de TPE, d’entreprises de proximité, d’indépendants, d’associations et de réseaux implantés sur l’ensemble du territoire.
L’adoption de l’IA n’est donc plus réservée aux grandes entreprises disposant d’un service informatique ou d’un budget considérable. Elle est déjà à l’œuvre dans les structures de petite taille.
Les services à la personne regroupent officiellement 26 activités exercées au domicile.
Ils couvrent aussi bien la garde d’enfants que l’accompagnement des personnes âgées ou en situation de handicap, mais également de nombreux métiers de la vie quotidienne : entretien du domicile, jardinage, assistance administrative, assistance informatique, cours à domicile ou petit bricolage.
Cette diversité est une force.
Elle montre que les services à la personne ne se limitent pas à un seul modèle d’entreprise ou à une seule catégorie de bénéficiaires. Ils répondent à des besoins essentiels qui concernent toutes les générations et tous les territoires.
Derrière les interventions réalisées au domicile se trouvent également de nombreuses tâches de gestion : traitement des demandes, préparation des devis, facturation, planification, suivi des clients, gestion documentaire, échanges par courriel et respect des obligations administratives.
C’est précisément dans ces domaines que les outils numériques et l’intelligence artificielle peuvent apporter une aide concrète.
Dans les services à la personne, l’IA n’a pas vocation à remplacer l’intervenant.
Elle ne remplacera ni le savoir-faire d’un jardinier, ni la confiance accordée à un professionnel intervenant au domicile, ni l’attention portée à une personne âgée, ni la qualité d’une relation humaine.
Elle peut en revanche faciliter de nombreuses tâches périphériques :
Le Baromètre France Num 2025 confirme d’ailleurs que les usages les plus répandus concernent aujourd’hui la génération de textes, de voix ou d’images, utilisée par 22 % des TPE et PME, ainsi que les assistants conversationnels et les outils de recherche d’information, utilisés par 14 % d’entre elles.
L’automatisation complète des tâches reste encore minoritaire. Nous sommes donc davantage dans une logique d’assistance aux professionnels que de remplacement.
L’objectif doit rester clair : réduire le temps consacré aux contraintes administratives afin de redonner du temps au métier, aux clients et à la qualité du service.
La transformation numérique des services à la personne ne commence pas avec l’apparition récente de l’intelligence artificielle.
Depuis sa création, la MDSAP accompagne des entrepreneurs indépendants dans la gestion, la structuration et le développement de leur activité.
Cette mission repose notamment sur la mutualisation d’outils et de services qu’une petite entreprise aurait souvent des difficultés à développer seule.
C’est dans cette logique qu’a été conçu Prestacoop, le logiciel métier utilisé par les adhérents de la MDSAP.
Prestacoop permet de centraliser et de simplifier une partie essentielle de leur activité : gestion des clients, préparation des devis, facturation, suivi des documents, envoi des éléments par courriel ou encore gestion des opérations liées aux services à la personne.
Le logiciel intègre également les spécificités propres au secteur et au fonctionnement de la coopérative. Il permet ainsi aux entrepreneurs de disposer d’un environnement adapté à leur métier, plutôt que d’utiliser une accumulation d’outils généralistes mal connectés entre eux.
L’intelligence artificielle ne peut être réellement utile que si elle s’appuie sur une organisation numérique solide.
Avant d’automatiser une tâche ou d’exploiter intelligemment une information, encore faut-il que les données soient structurées, accessibles, sécurisées et correctement rattachées aux clients, aux devis ou aux factures concernés.
C’est précisément le rôle d’un logiciel métier comme Prestacoop.
En regroupant dans un même environnement les principales opérations administratives et commerciales, Prestacoop constitue le socle numérique indispensable à de futurs usages intelligents.
L’enjeu n’est pas d’ajouter de l’IA partout pour suivre une mode. Il est d’identifier les fonctions pour lesquelles elle peut apporter un véritable gain de temps, réduire les erreurs et améliorer le service rendu.
La philosophie de la MDSAP est donc simple : mettre la technologie au service des entrepreneurs, sans complexifier leur quotidien et sans déshumaniser leurs métiers.
La forte progression de l’IA dans les services à la personne confirme également la pertinence du modèle coopératif.
Un entrepreneur indépendant ne dispose pas nécessairement du temps, des compétences techniques ou des moyens financiers nécessaires pour sélectionner, tester et sécuriser seul de nouveaux outils numériques.
En mutualisant les investissements, les expertises et les solutions, la MDSAP permet à ses adhérents d’accéder à des services habituellement plus faciles à déployer dans les grandes entreprises.
Prestacoop illustre cette volonté : proposer aux indépendants un logiciel conçu pour leur activité, capable d’évoluer avec les pratiques professionnelles, les attentes des clients et les nouvelles obligations réglementaires.
L’intelligence artificielle constitue désormais une nouvelle étape de cette évolution.
Le chiffre révélé par le Baromètre France Num 2025 doit être considéré comme une excellente nouvelle.
Il démontre que les entreprises de services à la personne savent se transformer et adopter rapidement les outils utiles à leur développement.
Mais cette transformation doit rester maîtrisée.
Dans notre secteur, la technologie n’est jamais une finalité. Elle doit permettre de simplifier la gestion des entreprises, de sécuriser leur activité, de mieux répondre aux clients et de libérer du temps pour les interventions réalisées au domicile.
C’est toute l’ambition portée par la MDSAP et par Prestacoop :
donner aux entrepreneurs des services à la personne les outils numériques des grandes entreprises, tout en préservant leur indépendance, leur proximité et la dimension profondément humaine de leur métier.
Baromètre France Num 2025 – Le numérique et l’intelligence artificielle dans les TPE et PME
Direction générale des Entreprises :