Articles avec le tag ‘services à la personne’

La livraison de médicaments rentre dans le champ des services à la personne. En effet le document d’instruction DGCIS du 26 avril 2012 définit l’activité de livraisons de courses à domicile comme une « activité qui s’inscrit dans un objectif de facilitation de la vie quotidienne des personnes. Il peut donc s’agir de la livraisons de courses, de médicaments, de livraisons, de journaux, etc. ».

En revanche, cette activité est soumise à la condition d’offre globale de services délivrée par l’entreprise prestataire. En outre, seule la livraison peut être facturée et ouvrir droit à 50% de crédit d’impôt.

Depuis plusieurs semaines, vous entendez dans la presse beaucoup d’informations sur le service à la personne et sur des changements envisagés par certains parlementaires.

Comme tous les ans, lors du PLFSS, le gouvernement et les députés rivalisent de créativité pour trouver des économies à réaliser sur le budget de l’Etat et ainsi « réduire » la dette. Les services à la personne reviennent toujours dans les sujets de discussion.

La MDSAP et la FESP (Fédération des services aux particuliers), ont réagi et rencontré le gouvernement mais aussi les parlementaires qui avaient lancé la fronde contre ces services soit disant « réservés aux riches » !

Lors de ces rencontres officielles, il a été rappelé l’intérêt pour l’Etat de préserver les avantages fiscaux des services à la personne.

En effet, le service à la personne est actuellement une véritable source de revenus pour l’Etat tant par la création d’emplois générée par le secteur (cotisations patronales, cotisations salariales) que par la collecte de la taxe sur la valeur ajoutée sur les prestations facturées. Le SAP lui permet également de réaliser de véritables économies (diminution du financement du chômage, abaissement du travail au noir…).

Le crédit d’impôt lié au Service à la Personne sera donc maintenu dans sa globalité dans le PLFSS 2020. Le Premier Ministre s’est également engagé auprès de nous à une « stabilité réglementaire » sur tous ces sujets jusqu’à la fin de la mandature du Président de la République en 2022.

Nous restons vigilants sur les suites qui seront données au PLFSS 2020 malgré le retour positif du Premier Ministre et du Ministre des Finances.

Selon une étude CSA publié le 26 juin 2018, 23% des Français se sentent encore en marge du numérique. On parle d’ « illectronisme » ou encore d’ « illettrés » du web.

L’étude révèle notamment que six français âgés de plus de 70 ans sur dix rencontre de réelles difficultés pour naviguer sur le Net et que 32% des Français « mal à l’aise » avec le numérique ont fini par abandonner un projet au cours des douze derniers mois parce qu’ils devaient utiliser Internet. En revanche la moitié d’entre eux cherchent encore à progresser, se faire aider en se tournant vers un proche ou un professionnel.

« Les seniors s’adressent à nous pour rester connecter à leurs petits-enfants partis à l’étranger par exemple. Ils veulent rester « dans le coup » :). Nous proposons des formations leur permettant de faire des recherches sur internet, d’utiliser les applications de leur smartphone pour par exemple échanger des photos…, de travailler les photos et commander leur impression… Nos clients séniors sont très demandeur et n’hésite pas à en redemander! » – Adhérent à la MDSAP

A l’attention des chefs d’entreprise de services à la personne.

La Fédération du Service aux Particuliers vous convient aux Assises Nationales de la FESP le lundi 25 juin 2018 de 14h00 à 17h30 suivi d’un cocktail amical dans les salons de l’Aéro-club de France situés au 6 rue Galilée 75016 Paris.

Pour vous inscrire, envoyez votre demande à communication@mdsap.fr

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Premier vivier d’emplois salariés dans les prochaines années, le secteur doit se structurer pour faire face à l’appétit des géants du Net.

Ce devrait être le premier pourvoyeur d’emplois en France. Dans leur « Panorama de l’emploi et des postes à pourvoir par métier à l’horizon 2022 », France Stratégie, l’institution de prospective rattachée au Premier ministre, et la Dares, une direction du ministère du Travail, écrivent que « quel que soit le scénario étudié, le métier d’aide à domicile serait le plus créateur d’emplois » sur la période 2012-2022. Ces organismes estiment le potentiel jusqu’à 430.000 créations nettes au regard des 23 métiers répertoriés.

Las, le secteur des services à la personne ne tient pas encore les promesses qu’ont placées en lui les pouvoirs publics au début des années 2000. Pis, selon la Dares, pas moins de 83.000 emplois ont été détruits depuis 2013. La faute, notamment, à une instabilité fiscale chronique. Le gouvernement en a semble-t-il tiré les leçons, se félicite Brice Alzon. Le patron de MDSAP (pour Maison Des Services A la Personne), le premier groupement coopératif du secteur, pointe « les signaux extrêmement positifs envoyés ». Outre « la bouffée d’air frais du CICE » qui, pour une agence MDSAP au chiffre d’affaires mensuel de 55.000 euros, équivaut à un chèque de 30.000 euros, la promesse d’un maintien du cadre réglementaire (même si elle n’est guère engageante compte tenu des échéances électorales) et l’extension aux personnes âgées du crédit d’impôt jusqu’ici réservé aux actifs sont autant de bonnes nouvelles.

Mais d’autres menaces planent sur les entreprises du secteur. L’activisme de La Poste d’abord, bien perçu dans un premier temps, avec des postiers apporteurs d’affaire pour les professionnels, inquiète maintenant au vu des acquisitions auxquelles procède le groupe public. « Le rachat d’un réseau de franchise [comme Axeo, lire ci-dessus, NDLR] envoie un signal mystérieux », admet Brice Alzon.

Par ailleurs, le risque d’« ubérisation » du secteur n’est pas des moindres. « Nos principaux concurrents, ce seront Google et Amazon », reconnaît le patron de MDSAP, à qui il n’a pas échappé que ces géants du Net s’y intéressent. C’est en anticipant ce mouvement que l’éditeur de logiciels Ogust, fort d’une expérience de dix ans avec le premier ERP développé en ligne, a officiellement lancé, lundi, Ogust SelfService, présenté comme « la première solution e-commerce dédiée aux entreprises de services à la personne ». Pour Karim Abichat et Didier Humbert, les créateurs d’Ogust, « il s’agit de donner les outils aux prestataires de services pour être en mesure de rivaliser avec les plates-formes naissantes et défendre l’emploi salarié ». Ogust SelfService permet aux employeurs de prendre rendez-vous en direct à partir d’une appli mobile avec le prestataire de services souhaité.

Vous pourrez trouver cet article sur le site Les Echos en cliquant ici.

La MDSAP a été l’une des entreprises leader dans l’élaboration et les réflexions du groupe de travail composé de soixante-quatre entreprises et organismes réunit pendant six mois par la Fesp, le livre blanc de la fédération appelle à la création d’une « filière des services à la personne en environnement numérique ».

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Alors qu’il existe de nombreux travaux, recherches, études prospectives, sur le devenir des services à la personne et sur le numérique, il existe peu d’analyses portant sur les interactions entre ces deux mondes économiques, tous deux pourtant en fort développement et amenés, de plus en plus, à se côtoyer. Ainsi, les conséquences qu’auront les technologies numériques sur le fonctionnement des services rendus au domicile des Français sont encore peu documentées.

Face à ce constat, la Fédération du service aux particuliers (Fesp) a mis en place un groupe de travail prospectif intitulé «Services à la personne : 2020-2030, quel domicile connecté ?», qui aura rassemblé de novembre 2014 à juin 2015, la MDSAP et soixante-trois autres organismes et entreprises.

En près de 150 pages, les travaux dressent le constat des potentiels économiques de deux secteurs particulièrement dynamiques. Avec un marché évalué, pour les seuls objets connectés, à 14 400 millions de dollars d’ici 2020, le numérique fait figure de nouvel Eldorado économique (Cisco, 2012. De leur côté, les services à la personne représentent l’un des tous premiers potentiels d’emplois en France avec une évaluation d’1,2 million d’embauches d’ici 2022 (France Stratégie, Les métiers en 2022, juin 2015.

Ces résultats ne seront néanmoins atteints que si les acteurs sont en capacité de développer une offre en quantité et en qualité suffisante pour rencontrer les besoins des Français en services à leur domicile. Le groupe de travail a souligné l’importance de développer des solutions de services intégrant la performance technologique avec la qualité que procure une articulation avec la présence humaine d’un intervenant à domicile ; cela quelle que soit la nature du service  délivré à domicile, de l’aide aux personnes âgées à l’entretien de la maison de publics actifs ou de l’aide à la réussite scolaire.

75 % des Français souhaitent une articulation technologie / présence humaine

Interrogés par l’Ifop sur ce qui serait un gage de qualité pour des services connectés à leur domicile, 75 % des Français soulignent l’importance pour eux d’ajouter à la performance technologique un recours à la présence humaine (Regards sur les objets connectés dans le domaine du service à la personne, Ifop, mai 2015.

Les défis majeurs soulevés par le groupe de travail justifiant la création d’une filière des services à la personne en environnement numérique sont essentiellement la capacité de développer une offre correspondante aux attentes qualitative et quantitative des Français, celle de co-concevoir et co-construire entre professionnels technologiques et professionnels du domicile les solutions de services articulant performance numérique et qualité de l’intervention humaine au domicile, la visibilité pour les investisseurs de l’écosystème numérique / services à la personne, la réassurance des publics sur le traitement des données personnelles collectées lors de l’exécution des services, ou encore l’adaptation des formations professionnelles.

Inventer les modèles économiques

La révolution numérique invite à repenser les modèles économiques. Création de plateforme, définition d’un acteur pivot capable d’intégrer les solutions de services, mais aussi accès aux financements susceptibles de porter l’émergence de la filière forment les grandes lignes du livre blanc.

Sur la seule question du soutien financier à l’émergence de la filière, le groupes de travail propose quatre pistes : l’inscription de la filière dans les contrats de plan Etat-Région, dans le Plan national territoires et Numériques, dans le cadre des fonds dédiés aux Services innovants aux acteurs de la santé et de l’autonomie (Sisa), et au sein du programme «Habiter mieux » porté par l’Agence nationale d’amélioration de l’habitat (Anah).

La Fesp souhaite que ce livre blanc, après avoir apporté une première avancée dans la sensibilisation des acteurs du numérique et des services à la personne aux enjeux communs de développement et après avoir souligné la nécessité de structurer une filière, soit un point de départ pour engager des actions concrètes entre les acteurs privées, ainsi qu’avec les acteurs publics. Pour la Fesp, les dix propositions opérationnelles présentées dans le livre blanc sont les premiers éléments structurants qui en appelleront d’autres.

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Brice Alzon, Président de la coopérative MDSAP, membre de la FESP et membre du conseil d’administration du SESP, a pris part à ce projet.

Source : FESP


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Le blog « Services à la personne » est une plateforme militante qui nous concernes nous ; professionnels du service à la personne. Dans ce secteur très réglementé il entend se méfier des effets d’annonces et militer pour la cause des professionnels. Son but est de créer une véritable synergie entre nos différents métiers pour la défense de nos valeurs et la juste reconnaissance de nos professions.
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